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[An Orc Story - Univers Seigneurs des Anneaux ] La Chouette vie dans la Légion...

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Message par Karess le Ven 19 Juil - 23:37

[An Orc Story - Univers Seigneurs des Anneaux ] La Chouette vie dans la Légion... Rt181115
"Rat Blanc" Snardat


Prologue : Des marches dans un désert de cendres

I : Troork "la Soif"…


Vraiment. Je l’aime, ma Légion. Ma Meute...




Madhar est casqué, comme quand il se prend bien au sérieux. Il a demandé à Ludra si elle se sentait de porter les longs piquets de bois...
« J'ai une tête à porter des piquets ? Qu'elle lui a fait. Sans mot dire, il a zappé la peau-verte pour passer à moi. M'a demandé si je me sentais de porter les longs piquets de bois.
— J'ai une tête à porter des piquets ? J'lui ai fais sur le même ton que Ludra.
Son casque totalement fermé sur sa tête ne laisse exposé du Peau-jaune-crâne-d’œuf que sa mâchoire inférieure, et ses yeux au-travers de deux fines fentes. Il a poussé un soupir sec par les naseaux de son nez aplati, métallique à l'intérieur de son casque. Son regard comme sa bouche demeurées neutres. Et il me les a refilés dans les bras, ses foutus piquets.
— T'es responsable des piquets, porte les et t'en débarrasse pas en chemin. » Qu'il m'a fait...
— Pourquoi moi et pas Yari ou Ghik ? J'me suis insurgé... Ou les plus inutiles, comme Chizo et Troork, histoire de leur faire les bras ? Ils en ont bien besoin !
— Ta gueule. » M'a juste retourné le frère de Mad', Jarrax.
Derrière lui, le trapu Urktul et Tozhug ont gloussé. Chargée de son paquetage de matériel médical et cuirassée, la maigrelette peau-rose qu'est Tozhug semble avoir doublé en volume.
« J'porte déjà l'tambour moi... A voulu plaider le grassouillet Tirstig, le porteur de tambour...
— Content pour toi, Tirstig. Porte ça aussi, lui a dit Madhar en lui sanglant des ustensiles de cuisine sur le dos. Et ça aussi. Et ça.
— Tu veux ma mort ! S'est morfondu Tirstig.
— Et toi "Chef", a piqué Ghik à l'attention de Madhar, tu portes quoi ? »



Une journée de marche dans le désert pour les jeunes sections. Visionne une longue file de trois-cents enfants Orques vêtus d'uniformes rapiécés de peaux, fourrures et cuirs noirs, qui marchent en rangs de quatre, encadrés par les grands en armes. Sergents, Caporales. Le stoïque Sergent-chef Uruk Murgleeth, qui suit en silence engoncé dans son armure de légion intégrale, suivi du sinistre Maître de Discipline, anonyme et à la mâchoire inexpressif sous son casque, enveloppé dans sa livrée noire, qui accompagne pour observer.
Casqués. Lourdement équipés d'épieux, de haches, de boucliers. On voulait du fer, on l'a aujourd'hui, jambières, brassards, épaulières sanglés sur nos membres. Plastrons de cuir bouilli et cuirasses pour les plus robustes, prêtés par de généreux vétérans. Trop grands pour nous, comme tout le reste.
Et par-dessus, ils nous ont fait prendre nos paquetages avec vivres, outils et matériaux de campement qui nous dépassent en taille, qu'ils nous ont fait nous répartir.
Ces foutus piquets de bois.
Nos gourdes à nos ceintures, avec consigne de rationnement...
Peuvent bien aller se faire aimer...
Et tous beaux tous chargés qu'ils nous ont faits, ils nous ont sorti des casernes de la Légion et gagner le sentier des collines à flanc des chaînes de montagnes de notre région-barbacane. La Cage-aux-Casernes.
Et nous voilà en marche forcée en cette belle journée caniculaire !
La chape de poix dans le ciel de notre pays éclipse le soleil, mais rend sa chaleur moite. On sue à gros bouillons dans nos fourrures, suffoque dans nos casques.
« Plus haut qu'ça, les enjambées ! Nous sifflent les Sergents. Mettez-y un peu de conviction ! »
En tête de Section au côté de son pair Volg, Madhar brandit fière et haute la bannière. Voilà, ce qu’il porte, lui…
Quel désastre ! Le mettre en tête de cortège va encore accroître son égo, la seule chose que Peau-jaune-crâne-d’œuf a de "mâture" dans sa croissance
d'Uruk
Engeance des Légions
Progéniture de sous-officiers
La totale pour faire de lui
un être à part
le héros de sa propre saga
avec Ludra Fille-du-Lieutenant-Yetch, le plus flamboyant pourri-gâté que la 18ème Légion n'ait jamais connu.
Imaginez ce que ça donnera avec le fruit de leur inéluctable union quand surviendra la puberté…
Dans le rang de devant, centre droit, Troork l’un des p’tits peau-noire de la Meute, qui cède une énième fois à la soif et reprend en main sa gourde. La porte au-dessus de sa large bouche et… Quatre goutte, et Vide ! Ses gros yeux qui s’écarquillent d’effroi, délectable ! J’me prive pas de glousser de son malheur…
Sur le flanc de la colonne, les Sergents Dartak et Raqsh l’ont vu eux aussi. Dartak qui tourne son rictus en un sourire gentillet et qui vient se glisser parmi nous au côté de Troork, le prenant sous son bras dans une affection mimée…
« Bah alors mon p’tit gars ? T’as déjà vidé ta gourde ?
Sa voix nasale et ses yeux globuleux noir, son cuir gris laiteux strié de veines noires apparentes et sa bouche à la langue sifflante sous son heaume typé rohirrim, donnent l’impression d’un lézard qui aurait appris à siffler de rhétoriques mielleuses et pernicieuses…
« Ah ça c’est ballot ! On t’avait dit de la rationner pourtant… Mais c’est vrai qu’tu t’assoiffes rapidement toi hein, on aurait dû en tenir compte…
Le Sergent prend en main et présente à Troork sa propre gourde, et j’appréhende en courbant la tête en grimaçant. Troork "Blondin" aussi d’ailleurs…
« Tu veux que j’t’en remette avec la mienne ? D’la bonne eau bien fraîche, avec de la glace… Tu t’crois où là ?! Sur ta paillasse en train d’te prélasser ?! Tu fais d’la marche forcée, gamin ! T’as pas fais le quart de l’aller ! De l’aller ! T’as le retour à faire après ! Et t’as déjà vidé ta gourde ? T’as aucune endurance ! Tu sers à rien ! J’te préviens gamin : si tu tombes dans les pommes, j’te cloue sur un rocher ! »
Evidemment, en temps que frère de Meute, nous nous devons de prendre la défense farouche de notre frère Troork, aussi le soutenons-nous, le poussons de l’avant, l’encourageons tout le restant de la marche, partageant notre eau avec lui en nous portant garant face aux Sergents que notre camarade à peau noire va tenir toute la marche…
Des clous !
La moitié de la Meute dont j’ai le plaisir sadique de faire partie reprend l’avertissement du Sergent en une moquerie gaussée, tandis que Ludra et Tozhug, les filles lui sifflent hargneusement qu’il sert à rien, l’accablant de toutes parts…
Raqsh agacée nous somme de la fermer sous peine de nous botter le cul tout le reste de l’étape…
Personne n’a vu le gentil Chizo prendre la gourde de Troork à sa ceinture et partager équitablement son eau avec son camarade.
Une crête franchie plus tard, les Sergents se disent que ça serait sadiquement drôle de nous faire courir au fouet et au bâton de correction dans les pattes, avec tout c’qu’on est chargés.
« Aller, de bonnes enjambées si vous voulez échapper au fouet ! Et vous n’brisez pas les rangs, bande de larves ! » Nous aboie Raqsh…


« Sauron, regarde et pleure… Peste Dartak… Est-ce qu’on entraîne des soldats ou du bétail ? Qu’est-ce que vous êtes, des soldats ou du bétail ?
— « Des soldats, Sergent… »
— J’entends rien !
— « Des soldats, Sergent ! »
J’entends rien d’autre qu’des halètements d’porcs ! C’est comme ça qu’il vous voit, l’Ennemi au-delà de nos frontières, comme des porcs ! Et vous êtes partis pour vous faire saigner comme tels si vous avez pas un peu plus de contrôle sur vos remontées gastriques ! »
Qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse… En marche et en course, nos organes sont pris de remontées gastriques et on grogne, on halète comme des cochons… C’est notre race, on y peut pas grand-chose…
Les Caporaux nous souffleront plus tard que le truc pour les réduire à bas, c’est de chanter, scander et pousser des clameurs guerrière. En plus, tous les chefs ils aiment ça, les chants, les scandes et les clameurs guerrières.
Quand ils nous font faire une halte et décrètent l’Inspection, les fragiles tremblent aux limites du vacillement à leurs places dans les rangs alignés. Les fragiles, c’est principalement du côté de l’autre Meute de Bleus de la Section qu’on les a, avec des gars comme Vrulo, Purbag, Gaskal le p’tit gros au nez de cochon, Lizhu le sous-chef tout jaune, et Metag et Gargi… Mais on est bien fourni quand même dans ma Meute, avec Chizo, Troork, Urktul et Tozhug. Plus les grands cons que sont Ghik et l’Uruk Krell Yari auxquels je me joins parfois dans les élans de flemmardise, on tient une belle équipe d’incompétents notoires en herbe.
Moi bien sûr, ça va tranquille. Courir en portant des putains de piquets dans les bras qui font trois fois mon poids de rachitique, ça me crève pas du tout. Sans parler des protections et des paquetages qui doublent notre poids.
« Regardez-moi ce tas de limaces… Se moque Raqsh. Et un Caporal qui surenchérit en me mettant un coup de bâton de correction dans l’genou :
— Un peu de dignité ! Le dos droit ! » Grogne une voix nerveuse, gutturale mais jeune et nasale, entre le grave et l’aigu derrière le filtre métallique du casque…
« Charir ? » Je l’identifie. Il se raidit, tout gêné.
— Je… Non, c’est Rugar. » Prétend-il.
— Des clous ! Rugar il est là-bas ! C’est toi, Charir ! C’est complètement toi ! T’es grillé, vieux !
Fixe ses chausses tout gêné, en mal de crédibilité…
— Désolé pour l’coup dans la patte p’tit gars, qu’il abdique. J’y ai pas été trop fort ça va ?
— Un peu quand même…
— Autant pour moi… S’excuse-t-il en se détournant.
Revient me flanquer un second coup, m’arrachant un jappement en riant mauvais...
— Rien d’personnel p’tit gars, mais Skulaï m’offre une promotion si j’vous fais souffrir !
— Un peu d’pitié Charir, tu dis tout l’temps que tu m’aimes bien !
— "Qui aime bien châtie bien", p’tit Rat… »
Raqsh qui nous aboie d’arrêter d’faire les mariolles. La fin de l’Inspection, ils nous donnent un peu de temps pour souffler. Temps que Madhar met à profit pour changer de mains mes piquets et les passer à Urktul, m’échangeant ses besaces.
Troork supplie pour de l’eau. Chizo tente d’intervenir pour lui dire que c’est bon, mais je couvre ses timides sons de mon éclat de rire couinant, bondissant sur une telle opportunité de me rire du malheur de Troork...
« Nyark ! Les larves de Nûrn elles ont aucune endurance ! » Que je nargue par-dessus toute la Section…
— J’t’emmerde Rat ! Me siffle Troork, aigri. Allez les gars s’ivouplaît, le Sergent il veut me clouer sur un rocher… Pleurniche-t-il.
Madhar finit par décréter qu’on va tous partager notre eau avec Troork. Lui fait boire une gorgée directement dans la sienne, et je rapplique pour me joindre au partage en rechignant pour le principe, pour la façade...
Evidemment, que je vais la partager avec Troork, mon eau… Même si le voir en panique est un spectacle purement hilarant, Troork c’est mon copain, je joue juste un rôle. De même que lorsqu’il s’effondrera en fin de journée, personne ne va le clouer sur un rocher. Dartak, Raqsh, Rugar, Charir, ils jouent juste un rôle. On joue tous un rôle. Même le putain de Maître de Discipline avec sa face de marbre, il joue juste un rôle... Parfois, dans mes songes, j’ai le ressenti que le Mordor tout entier, peut-être même le monde extérieur avec lui, joue en réalité un rôle… Le seul parmi nous qui n’a jamais joué un rôle je crois, c’est mon frère et Chef de Meute, Madhar…

Une horreur aveuglante, lumière du soleil, perce la chape de ténèbres et les terres rocailleuses des collines au-devant de nous se mettent à irradier de cet éclat nocif, blanchâtre…
Les Sergents et Caporales échangent des regards. Ca, c’était absolument pas prévu, et c’est de fort mauvaise augure. Se consultent du regard pour voir s’ils doivent continuer la marche dans ces conditions…
Oui.
« Ce sont les aléas de la guerre, décrète le Sergent-chef Uruk Murgleeth…
— J’sais pas, c’t’une vraie torture de les faire continuer là-d’dans, plaide Dartak, soutenu par les Raqsh et les Caporaux qui opinent…
— Vous avez jamais eu à subir l’éclat du soleil à la guerre ? Demande Murgleeth.
Il connaît très bien la réponse :
— Oui, bien sûr… Plus d’une fois, bredouille Dartak…
— Bon, ben alors c’est de l’entraînement en conditions réelles. »
Karess
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