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Vermine et Rage

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Vermine et Rage

Message par Karess le Sam 4 Nov - 13:04

Un nom revient parmi les graffitis et les délires incohérents des déments : Karess

Apparence physique :
Les services sanitaires recensent de nouveaux cas toujours plus fréquents de proliférations de vermines. Les rats se multiplient, infestent les rues et les immeubles délabrés de quartiers en perdition dont ils ont fait leurs repères, extensions sauvages de leurs égouts, qu'ils font croître peu à peu, jusqu'à se répandre sur de nouveaux quartiers. Les rats sont porteurs de l'épidémie qui frappe mortellement les oiseaux. On retrouve leurs dépouilles conjointes aux cerveaux liquéfiés un peu partout dans les bas-fonds, jonchant le sol, souvent en intérieur dans les recoins sombres, comme si l'animal mourant était devenu allergique à la lumière du jour. Les corbeaux meurent, les rats se répandent, et leur sillage se parasite d'essaims de mouches et de moustiques. Quand le vacarme urbain de la civilisation se tait et que le crissement des rats qui griffent dans les murs s'interrompt, il cède à un silence lourd, teinté de l'entêtant vrombissement des insectes...
Les chiens errants sont naturellement attirés dans ces trous sordides, peuplant les lieux, rôdant dans les couloirs des bâtiments miteux et les ruelles à l'abandon. Ils ont de bonnes chances d'y contracter la rage...
Ils y sont toujours plus nombreux. SDF, drogués. instables qui ont mal tourné... La maladie décuple leurs tendances asociales. La violence, les actes forcenés de vandalismes, de destructions matérielles, d'agressions armées et mortelles y sont en en hausses alarmantes.
Mais parfois, ce sont des cas surprenants d'individus sans antécédents, issus de milieux plus favorisés, qui manifestent les symptômes. Des individus sans histoire qui basculent soudainement dans un anarchisme dément. Ces individus sont souvent jeunes (20 à 30 ans). Une névrose enfouie en eux n'y est souvent pas pour rien. On ne peut pas les raisonner de manière définitive, on croit (et parfois eux-mêmes croient) en avoir fini avec le mal mental qui les ronge, mais celui-ci revient pas à pas, étreignant davantage leur esprit pour les plonger dans leur folie. Quand ils ont fini d'auto-détruire leur vie, leur situation sociale, ils rejoignent d'eux-mêmes les domaines de la vermine et de la rage, pour en devenir les monstres, les "Champions"...


[*Note du joueur : Pour des raisons pratiques, la fiche de présentation se limite à dépeindre l'influence de "Karess" dans un contexte urbain, mais dans un contexte rural, les ruelles sombres et les immeubles crasseux où règne la claustrophobie peuvent sans problème être troqués par la campagne reculée et des ranchs reclus de la civilisation.]



Caractéristiques mentales/comportement :
Ils ont tous un passé lamentable, ceux qui sombrent dans la folie de Karess. Inadaptés, marginaux, enfants de familles déchirées... Des individus vulnérables et pathétiques qui avaient besoin d'aide. Leur vie, leurs rêves, piétinés par la société, par la dure réalité, par la connerie humaine... Leur santé mentale et leur goût à la vie ont été broyés en même temps.
Les mort-vivants qui peuplent les bas-fonds haïssent ce qu'ils sont devenus. Ils avaient une vie, une famille, des amis, une situation. Un but pour certain. Aujourd'hui ils n'ont plus que leurs regrets, leurs frustration, leurs échecs et leur solitude, qu'ils ressassent en continue. Ces émotions les rongent mentalement et font d'eux des monstres qui laissent libre cours à une violence inouïe qu'ils refoulaient pendant des années, jusqu'à ce qu'épuisés par leur rage, ils retournent à leurs mouroirs, où ils ne sont alors plus que des loques miséreuses qui se vautrent dans les déchets en pleurant en attendant la mort, ou leur prochain état de frénésie.
Pourtant, dans leur extrême désespoir, il y a de la complaisance. Une complaisance matérielle pour la plupart, avec ingurgitations d'alcool et prises de drogues constantes pour se suicider mentalement, ce qui ne fait qu'alimenter leur démence. Mais d'autres sont sinistrement sobres et adulent simplement leur folie ; en dépit de la réelle souffrance qu'elle leur a infligé, de tout ce qu'elle leur a fait perdre, ils jouissent de cette aura de terreur qu'ils imposent aux individus bons sous tous rapports, jouissent de rendre à la société si civilisée, si propre sur elle, les coups qu'ils ont pris toute leur vie. Dans leur tête, ils se sentent les héros d'un combat, les élus d'une mission divine.
"Une société démente produit des individus déments."
Là, dans les profondeurs des quartiers-égoûts, fantasmée par les pires de ces sobres déments, cette complaisance dans la folie devient religion.
La déchéance, la rouille, les proliférations de vermines se transforment en une horreur rampante, opportuniste, s'étendant sur la ville morceau par morceau, de squats miteux en bâtiments sinistrés, jusqu'à ce que la civilisation ne soit plus qu'un vaste caniveau...  


Histoire personnelle ou RP solo :

Qui sait quels secrets enfouis, quels fantasmes refoulés les désespérés ont-ils confié aux ténèbres durant les heures de gloire de leur solitude ? A qui, à quels noms, proféré malédictions et souhaité rendre vengeance et justice ? Qui sait quel genre de pactes appelaient-ils de leurs vœux ?
Quelqu’un sait. Ou quelque chose... Quelque chose les écoutait, et leur répondait, à sa manière…

Une silhouette noire fondue dans la pénombre.
Leurs yeux leur jouaient des tours dans leurs mouroirs crasseux. Les insectes qui grouillaient et grésillaient autour d’eux, les grincements dans les murs et les tuyaux les rendaient paranoïaques. Fiévreux. Leurs oreilles étaient prises du martèlement d’otites… Leurs songes, leurs rêves persistaient jusqu’au réveil, empreints d’un sentiment d'échange malsain avec quelque chose d’insondable.
Quelque chose triturait leur cerveau de ses griffes, mettait leur âme à nue. Faisait remonter toutes les hontes, les rancunes, les regrets, les colères… Les faisait ressasser en boucle dans leurs esprits, les rendant toujours plus obsessifs...

Et la violence devint la plus belle et la plus évidente des solutions. Délectables, les songes où ils frappent ! Matraquent ! De toutes leurs forces ! Leurs os broyés ; leurs tripes éparpillées ; leur sang les éclaboussant en plein visage et repeignant les murs et la pièce… Broyer leurs visages condescendants ; leurs visages d’imbéciles heureux ; leurs visages de profiteurs irresponsables, ignares, incultes et irréfléchis !

Tous ne s’en rendaient pas compte et n’en avait pas conscience, mais quelque chose les mit à l’épreuve. Orchestra une confrontation. A qui des deux, du dernier debout, offrirait-il le Pacte. Pacte inaudible pour leurs esprits aveugles d’athées et de cyniques, et que ces fous passaient à la légère…
Et le Grand Karess leur disait à chacun dans leur subconscient : « Sache que je suis sans pitié envers la lâcheté, la faiblesse et l’abandon. Je te fais don de la Rage. Cette Rage qui te consumera si tu t’avères indigne. Étanche ma soif… Notre soif de vengeance et de justice sur tes ennemis, et cette Rage tu en seras le Maître. »

Et quand la résolution des faibles et des lâches flancha, leur Rage les poussa à haïr et à blâmer famille et amis comme ils haïssaient et blâmaient le monde pour leur échec, comme ils se haïssaient et se blâmaient eux-mêmes au fond de leur cœur. Quand ils recherchaient leur bienveillance et leur insouciance d’antan, la Rage tordait leur esprit en une boucle sans fin de pensées haineuses et de fantasmes de malveillance vengeresse, dont ils ne pouvaient se sortir seul, et seul ils l’étaient définitivement et toujours plus, tandis que la Rage les poussait toujours plus profondément dans leur folie, dans leurs plus vils retranchements. Et lorsqu’ils pleuraient dans leur solitude, implorant la délivrance, là alors ils pouvaient percevoir l’éclat de rire moqueur du Démon sanguinaire auquel ils avaient vendu leur âme, pour tous ces combats et toutes ces causes propres à chacun, mais tous similaire tant ils étaient perdus d’avance et sans espoir…

Ceux-là, le Grand Karess leur fit injonction de descendre peupler ses sinistres domaines, où ils venaient mourir de faim, de ces drogues qu’ils affectionnaient ingurgitaient au quotidien, ou en s’entretuant sans raison valable. Ils craignaient les Autres. Ceux qui étaient forts et qui domptaient la Rage. Ceux qui étaient venus de leur propre chef en ces lieux pour communier avec elle. Les Champions. Les faibles les craignaient, et leurs esprits brisés reconnaissaient servilement leur autorité et leur pouvoir sur leur âme. Et celui au nom duquel ils parlaient ordonnait à ses laquais d’étendre son influence, de ronger toujours plus de morceaux du monde civilisé pour étendre Son Domaine... Haïr le monde civilisé dont ils étaient déchus. Se vouer à sa ruine gratuite et aveugle.
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Re: Vermine et Rage

Message par L'homme en noir le Jeu 30 Aoû - 23:08

*Appose le sceau officiel de confirmation de cible de frappe de drone... euh, je veux dire, de validation de fiche !*
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